À propos de Shugyō

Shugyō (修行), c’est le mot japonais pour l’entraînement assidu — la discipline qu’on s’impose sur le long chemin. Cette app est née de ce chemin-là : celui d’un parent de judoka qui voulait, tout simplement, s’y retrouver.

La genèse

Tout a commencé par une exaspération très banale. Les emails des compétitions arrivaient… sur la boîte de ma femme. Les dates, elles, s’affichaient sur des petites affichettes punaisées au tableau en liège du dojo — faciles à rater quand on dépose son enfant en coup de vent. Et entre les deux, il fallait quand même tenir le calendrier familial à jour.

Pour suivre les résultats de mon fils, j’avais ouvert une note dans mon téléphone. Une liste qui s’allongeait, pas franchement visuelle, où je recomptais sans cesse les médailles et les participations. Après quatre ans de judo, cette petite note était devenue ingérable. Il me fallait autre chose.

Qui suis-je

Je m’appelle Jeremy — NotGrm sur le web. Je suis parent de judoka, et j’ai moi-même pratiqué le judo : je sais ce qu’une compétition représente pour le judoka et son entourage.

Côté métier, je suis développeur, plutôt versant craftsmanship, avec une quinzaine d’années de Ruby on Rails derrière moi. Shugyō, c’est mon envie de construire quelque chose d’utile au quotidien — d’abord pour ma famille, et puis, qui sait, peut-être pour d’autres familles comme la mienne.

Ma philosophie technique

J’ai construit Shugyō avec une conviction qui me vient autant du judo que du métier : la solidité naît de la répétition patiente des fondamentaux, pas des effets de manche. D’où mon goût des boring technologies — ces outils éprouvés qu’on n’a plus besoin de prouver — pour livrer un résultat plus que correct.

  • Vanilla Rails is plenty — je ne lutte pas contre le framework, je m’appuie dessus.
  • Be the browser’s mentor — je fais confiance au navigateur et aux standards du web (un grand merci à buildexcellentwebsit.es).
  • Pas de sur-ingénierie. Juste du solide, fait pour durer.

L’accessibilité, une conviction

Je veux que Shugyō soit utile au plus grand nombre. Le judo est un sport paralympique : pas question d’exclure les parents, les judokas ou les enseignants en situation de handicap.

Un accident, la maladie, l’âge : un handicap — temporaire ou définitif — peut toucher chacun d’entre nous, du jour au lendemain. Si ça m’arrivait, j’aimerais trouver des applications pensées pour moi. Alors autant commencer par en faire une.

La vie privée, une autre

Je fais partie d’une génération qui a vu grandir les réseaux sociaux, les géants du web et leur cortège de scandales et de fuites. J’en garde un regard critique de développeur sur tout ce mauvais travail fait sur le dos des utilisateurs.

Chez Shugyō, ça se traduit très concrètement :

  • on ne collecte que le strict minimum de données ;
  • les données personnelles sont chiffrées ;
  • l’hébergement et les prestataires sont européens, choisis avec exigence pour leur respect de la vie privée.

Où je veux aller

À court terme, j’aimerais convaincre les parents de judoka du bénéfice de l’app — pour qu’ils en parlent autour d’eux, et que le bouche-à-oreille finisse par remonter jusqu’aux clubs.

À moyen terme, je rêve que les clubs deviennent acteurs de la plateforme : qu’elle devienne leur premier canal pour promouvoir leurs événements, en relais de leurs réseaux sociaux.

À long terme… des fonctionnalités dédiées aux clubs, et pourquoi pas, un jour, d’autres arts martiaux ou d’autres sports. Un chemin, justement.

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Envie d’échanger ? Retrouve-moi sur notgrm.dev.

(Pas d’open source prévu pour le moment — mais l’idée chemine, elle aussi.)